J’ai réorganisé, phrase par phrase, les textes qu’Aristote consacre aux animaux1, en utilisant une technique de comparaison de textes, la plus longue sous-chaîne commune (longest common substring), souvent employée pour la reconnaissance automatique du plagiat, qui remplit ici une fonction heuristique, détermine un parcours de relecture fondé sur des régularités conceptuelles et stylistiques.
Les propos du philosophe, désarticulés et reconfigurés par cette logique algorithmique, ne sont plus lus mais scannés (les phrases défilent), à l’instar du monde qu’il dissèque en typologies (dans des textes qui constituent la première taxonomie, i.e. la première classification des espèce vivantes2). En particulier: Aristote, Histoire des animaux, trad. Jules Barthélémy Saint-Hilaire, Paris, Hachette, 1883.↩︎ Tirard, Stéphane, « Classer et nommer les êtres vivants », dans Classer les archives et les bibliothèques, Presses universitaires de Rennes, 2015 ; Saâd, Meyssa Ben, « La classification des animaux chez al-Ğāḥiẓ (776‑868) : critères, arguments et place de l’homme dans la nature », Questes, Trier, classer, organiser. Ordonner le monde au Moyen Âge, 2022.↩︎Notes
Licence
Cette oeuvre est partagée sous licence CC-By-NC-SA 4.0.
